Mise à jour du 30/03/2021

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La saga des logos de l'association Eole
Aéromodèles n°108 (2015?) - L' histoire de l'association EOLE

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Les différents présidents d'Eole

De 1972-1973                       Michel PIERRARD

De 1973- 1976                     Jean Louis QUERO

De 1977-1978                       Michel PIERRARD

De 1979-1986                      Guy REVEL

De 1987-2003                     Jean François CHEVRIER

De 2004-2018                     Sylvère MAISSE

De 2019 à…                        Hugues MATTHIEU  

Cheminement d'un modéliste - Sylère Maisse

La Grande histoire d’une vie

Tout commença en 1951 à l’école primaire de Savigny sur Orge (91), car il existait à cette époque des « Travaux pratiques », le samedi après- midi. Mon père étant Directeur de l’école créa une section d’aéromodélisme appelé « Navarre » rattaché au Club Sportif de l’US Métro, qui comportait un club aéronautique pratiquant l’avion et le vol à voile grandeur, ce qui m’a permis de passer un BESA et de faire un peu d’apprentissage au pilotage.

Après avoir collé plusieurs vols libres type CB, ma préférence alla vers le vol circulaire en 1953 et mon premier modèle a été le FAUCON 1 avec un moteur MICRO 5 inversé à auto allumage, très lunatique. Mais il fallait apprendre à piloter, me fournissant en matériel chez LANIOT à Paris, son fils me servant de moniteur étant célèbre à ce moment- là pour ses records du Monde en vitesse en 10cm3 au-dessus de 200 kmh. Les cours se passaient à Paris sur une piste de « PARIS-CENTRE à la Porte d’Italie. Il y a eu une suite de modèles des « Belles Maquettes » de Edmond ZWALEN, le Pirouette, le Yankée, le Thimélou, puis des créations personnelles. En 1954, je remporte la Coupe RODIER attribuée aux maquettes de vol circulaire avec un Chardonneret plan MRA équipé d’un micron 28, pour moi gamin, c’était la plus belle récompense.

Mon penchant était le monde de la vitesse, j’ai adhéré au Club de Cachan en 1955.Les concours se faisaient en série 1 ( moteur ordinaire en 5 et 10 cm3). Les vitesses n’étaient pas extra, mais suffisantes pour gagner des concours.

En 1957, le démon de la moto surgit, les courses en tous genres avec une moto de compétition Norton Manx 350 cmc3. De la course de çôte à l’endurance dont le Bol d’Or en 1958 pour un fabricant de motos françaises. Appelé sous les drapeaux de 1959 à 1961 en Algérie. Au retour, mariage et ennui de santé. Par la force des choses, je me tourne vers une autre passion, la maquette de voitures anciennes, vendues en kit à assembler et à peindre à l’échelle 1/32ème à l’heure actuelle cela est toujours d’actualité, en ma possession, j’ai près de 300 modèles.

Mais le virus de l’aéromodélisme reprend ses droits en 1963, je prends ma carte au club à la SNECMA, et je rencontre JARRY DESLOGES, un grand metteur au point de moteurs. J’acquière un moteur Super Tigre de 5 cm3, le 29 et un MICRON 60 de 10 cm3. Les résultats sont nettement meilleur, je suis dans les 200 km/h. La préparation des moteurs joue un grand rôle pour avoir de bons classements. Pour la petite histoire, les déplacements se faisaient en moto, ma chère femme Monique avait la responsabilité du transport des modèles accrochés dans un sac à dos.

En 1967, une autre passion, le Slot Racing (voiture guidée sur piste par un rail électrifié) au 1/24ème . Je monte mes voitures, je fabrique mes châssis, je bobine mes moteurs et je fais de nombreuses compétitions car des circuits excitaient en France dont un près de mon domicile parisien. Passion jusqu’en 1973.

J’ai pratiqué pendant quelques années la voiture de vitesse en circulaire en 5cm3 à Cachan sans grand succès à causes de nombreuses casses moteurs et ponts arrières de 1974 à1975.

La radiocommande commence à m’intéresser surtout le planeur ayant une indigestion de la mécanique surtout des moteurs thermiques. En allant à St André de l’Eure voir des concours de planeurs, je fais la connaissance de membres EOLE, Association pratiquant le planeur radiocommandé et organisateur de compétitions. J’adhère en 1977. Je commence la construction d’un planeur SENIOR de chez SWENSON pour apprendre à piloter, manque de chance celui-ci n’est pas adapté pour cela. J’opte pour un autre le RIDGE RECUIT, donc j’apprends à voler en 2 axes en pente et en plaine sur le terrain de Vol à Voile de Chérence point d’attache d’EOLE. L’apprentissage au pilotage a été laborieux car le matériel radio n’était pas tellement viable pour mon cas, bien plus tard avec l’acquisition de matériel sérieux tout rentra dans l’ordre. Les concours m’attirèrent beaucoup, esprit de compétiteur dans le sang. Avec un modèle 2 axes dont j’avais ramené une boite de construction du Mexique, l’AQUILA de Airtronics ex F3B de cette époque, j’ai pu débuter les concours F. France et F3B.

En 1981, premier Championnat de France en F3B avec un modèle de ma conception. Fait divers : Le planeur part en vitesse va à la base B et ne revient pas, commandes bloquées, C’est fini…. J’ai participé à 5 Championnats de France en F3B en tant que pilote. Une place de 3ème sur le podium de la série nationale en 1988. Par la suite, je suis devenu treuilleur pour une équipe de 3 pilotes dont mon fils PHILIPPE. Celle-ci s’appellera « TEAM CHRISMON ». Nous fabriquons nos modèles en série en atelier. Francis CASAUX sera 4 fois Champion de France 1986-1989-1991-1992, avec des modèles de notre conception et grâce à notre équipe. J’arrête le F3B en 1999, j’ai un projet en 1981 pour un petit F3B pour la catégorie le 2M, c’est-à-dire 2 axes, 2 mètres d’envergure, catégorie pratiquée aux USA en prenant la distance et la durée du F3B. J’espérais intéresser des modélistes sur cette idée. Je sors un plan dans la revue MRA. Le SYMIX après maints efforts, échec, alors, je me suis tourné vers le F3J en plein essor et l’Electro 7, disciplines prenantes.

Participation à des concours d’Electro 7 depuis 1993 à 2007 dont 8 Championnats de France.

En 2012, le F5J m’a attiré, mais vite débordé par le matériel des autres concurrents nettement plus sophistiqué que mes modèles maison maintenant je me suis retiré.

J’ai aussi une passion pour la maquette historique volante de planeurs anciens datant de des années 1920 à 1960, surtout un penchant pour les réalisations de Georges ABRIAL, j’ai réalisé de cet ingénieur le « VAUTOUR A2, le RAPACE, l’AIR 60 » et d’autres constructeurs le « GRAL 3, le FARMAN Moustique version planeur, le SABLIER 18 ». J’ai un grand souvenir avec le « Vautour », un 25 juillet 2005 à VAUVILLE (14) sur le terrain de Vol à Voile de ce village, j’ai refait voler la maquette pour commémorer les 80 ans du record du monde d’altitude d’AUGER lors du 2éme meeting expérimental. Le lendemain, cela la une des journaux locaux.

Au sein de l’Association EOLE, j’ai participé à de nombreuses organisations dont 12 « CHALLENGE EOLE » internationaux entre 1978 et 1997 en F3B et 4 « TOURNOI EOLE » internationaux entre 1993 et 2000 en F3J, ainsi qu’à l’organisation du Championnat du Monde de F3B en 1989 à Melun.

Participation à l’organisation de stages de pilotage au titre de la promotion du planeur pendant plusieurs années pour étoffer en concurrents les autres formules de planeur.

Participation à 23 Salons du Modélisme au CNIT puis à la Porte de Versailles avec un stand EOLE avec présentation de nombreux planeurs en tout genre.

En 1998, une idée surgit comment améliorer la Formule France, avec mon ami Henri PICAUT, nous pensons qu’il fallait refondre le règlement de cette formule, comment. Divers concours sont organisés avec des touches différentes mais surtout le système d’envol unique : des sandows et des vols en groupe pour annuler le facteur chance aérologique.

Après avoir élaboré un règlement pour ce type de planeurs. Je profite de cette formule pour créer un modèle type et éditer un plan par l’intermédiaire de la revue MRA. Le « SAGITTA+ », l’inspiration venant d’un modèle américain de F3B des années 1980. Organisation d’une « RENCONTRE NATIONALE » de 2002 à 2004, puis d’une « COUPE de France » de 2005 à 2008 pour aboutir à l’organisation d’un « CHAMPIONNAT de FRANCE » en 2009 après un dépôt à la FFAM d’un règlement officiel, échappant au contrôle d’EOLE. Autre compétition étalée sur l’année le « CRITERIUM EOLE » addition des quatre meilleurs résultats du calendrier en cours, cela a débuté en 2000, c’est pour cela que la Formule s’appelle « FORMULE France 2000 ». FF 2000.

Participation à la création et à l’organisation du 1er CHAMPIONNAT de FRANCE de F3J en 1998 à Gisy les Nobles (89).

J’ai assumé pendant 4 années de 2006 à 2010, la responsabilité du « Comité technique planeurs » au sein de la FFAM. Cela m’a valu une plaquette d’honneur FFAM en 2013, pour honorer les actions en faveur des activités planeurs.

Je ne suis pas accro du vol, dû certainement à l’éloignement de mon domicile d’un terrain donc mon pilotage s’en ressent, mais ma passion est la création et la construction surtout en bois, tranquille dans mon atelier. Je pars d’une feuille blanche et je construits à l’instinct puis je fais volé, bel récompense. J’ai réalisé jusqu’à maintenant 154 modèles plus ou moins réussis.

Dans l’« Association EOLE », j’ai exercé divers postes, adhérent en 1977, membre du Conseil d’Administration, secrétaire de 1980 à1981, puis Vice- président de 1990 à 2004, pour prendre les commandes de l’Association en 2004 à 2019. Rédacteur du bulletin de liaison et d’informations depuis 1985 jusqu’à maintenant, du numéro N° 37 à l’actuel N°180.

A l’heure actuelle, je me retire des affaires…….

27 mars 2021 SYLVERE MAISSE

Les Trophées de la Montagne Noire

TROPHEES de la MONTAGNE NOIRE

A la fin de chaque stage de la Montagne Noire, les participants faisaient un Trophée en souvenir de celui-ci.

Il fallait trouver un thème, soit un fait survenu, une anecdote, etc…

Tout le monde mettait la main à la pâte, le maitre dirigeant était en principe Christian LEON artiste né, créateur de certaines impressions pour EOLE.

L’autocollant actuel d’EOLE découle du Trophée de 1970 créé par Maurice TRIBOULET, père des séries de planeurs « CHRISMON ».

Il manque certains Trophées, en général, ils sont tous restés au Club de REVEL  en espérant qu’ils sont sous bonne garde.

Chalenge Eole F3B à Etrépagny en 1985 et 1987
Extrait des bulletins Eole 176 et 177

La grande épopée de la Formule France 2000

La Saga de la Formule France racontée par Sylvère…

Appelée au début « Formule libre », le règlement visait la simplicité, privilégiant la durée avant tout, pour des vols limités à 15, puis à 12 minutes. Lancé au sandow de 150 mètres ou à la course avec 120 mètres de câble, l’atterrissage devait avoir lieu dans un carré de 100 mètres de côté. Plusieurs concours eurent lieu de 1979 à 1981, avec un certain succès. L’expérience pratique née de cette formule et discutée au sein d’un petit groupe, conduisit Jean ROUSSEAU à proposer à la FFAM, avec succès un nouveau règlement qui pour des questions de prestige s’appellerait « FORMULE FRANCE » Dès 1982, des concours furent organisés. Ils continuent actuellement avec un règlement un peu différent de celui d’origine.

Il fut rapidement évident que c’était toujours les mêmes qui se plaçaient en tête, et de bonnes décisions fut prises pour ne pas décourager les nouveaux venus, par la création de deux catégories, les « SENIORS » et les « EXPERTS », en plus de la catégorie « Juniors ». Les « Experts » étant ceux, dont le classement dans les concours précédents, les plaçait dans le haut de la liste des concours.

En 1984, le déroulement du concours se faisait concurrent après concurrent, le temps de vol était de 5 minutes ou 300 secondes, au- dessus de ce temps 1 point par seconde était déduit jusqu’à l’atterrissage. L’atterrissage sur un cercle de 19 mètres de rayon : 40 points au centre sur 50 cm, puis 38 points jusqu’ à 1mètre et 2 points en moins par mètre jusqu’à 19 mètres. Le concurrent qui réalisait un atterrissage correct bénéficiait de 20 points supplémentaires. Le total maximal des points par vol était donc : 300 (vol)+ 40 points (atterrissage) + 20 (qualité d’atterrissage), soit 360 points. Le classement se faisait en fonction des points acquis. Vu le nombre de concurrents, succès oblige, les concours se faisaient en deux manches généralement. En Ile de France se type de concours a eu beaucoup de succès jusqu’à un Championnat d’Ile de France, EOLE et l’Aéroclub des Cigognes ont bien contribué à l’expansion de cette formule. Puis vint en l’an 2000, la FF 2000 avec ses vols en groupes et manches. Une autre histoire.

SYM

Les sandows - la mise en altitude de la formule FF2000

Sans eux rien n’aurait été possible …

La mise en altitude d’un planeur en utilisant l’énergie emmagasinée dans un élastique tendu est un principe utilisé dès les débuts du modélisme.

C’est une pratique un peu ‘rustique’, mais au combien plaisante, qui a peu évolué mise à part dans les matériaux utilisés.

Depuis plusieurs années ce mode de propulsion a gagné ses lettres de noblesse grâce à la formule de concours FF2000 pratiquée sur tout l’Hexagone et qui rencontre de part sa simplicité un vif succès.

Ils ont évolué au cours du temps et la dernière grande modification avait pour but de répondre à des tailles de terrain plus petites.

  • Le sandow      => caoutchouc non gainé de diamètre 9mm et de 25m de longueur.
  • Le fil               => câble nylon de 1.2 ou 1.3mm de diamètre (c’est l’idéal!)
  • Le parachute   => modèle classique du commerce d’environ 50 cm de diamètre une fois développé (ou fabrication personnelle)
  • Le piquet        => ‘queue de cochon’ traditionnelle pour attacher les chiens
  • Les anneaux    => anneau supportant 15Kg sans déformation et de 20 à 25 mm de diamètre pour s’adapter aux différents types de crochet de treuillage
  • Les émerillons => ceux utilisés pour la pêche, ils doivent pouvoir supporter 15 Kg de traction (évite l’enroulement du câble nylon sur lui-même)
  • Les ‘cœurs’     => ceux utilisé en marine pour les filins, fixés à chaque extrémités du sandow il facilite son accrochage
  • L’enrouleur     => du commerce ou de fabrication artisanale il permet de ranger tout l’ensemble (Indispensable! 130m c’est très long…)

Le sandow est étiré jusqu’à une tension de 7 à 8Kg correspondant un allongement de 2.5 à 3 fois sa longueur.

Quelques planeurs qui ont marqué le début du FF2000...
Année 2000
Année 2001
Compte rendu de la saison 2001 - Modèle Magazine mars 2002

L’article en ‘pdf’ => 2002mars_Saison2001_FF2000_ModeleMagazine

Année 2002
FF2000 - Championnat National n°1
Compte rendu de la saison 2002 - Modèle Magazine février 2003

L’article en ‘pdf’ => 2003fevrier_Saison2002_FF2000_ModeleMagazine

Article AéroModèles n° 39 décembre 2002

L’article en ‘pdf’ => 2002decembre_FF2000_Aeromodeles39

Année 2003
Compte rendu de la saison 2003 - MRA février 2004

L’article en ‘pdf’ => 2004fevrier_Saison2003_FF2000_MRA

FF2000 - Championnat National n°2
Année 2004
Compte rendu de la saison 2004 - Modèle Magazine février 2005

L’article en ‘pdf’ => 2005fevrier_Saison2004_FF2000_ModeleMagazine

Année 2005
Coupe de France FF2000 - 28 août 2005 - 'Ecole des Roches' à Verneuil d'Avre et d'Iton